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vendredi 29 juillet 2011

Le prochain symposium sur les allergies se déroulera dans le Larzac

Pas pour cultiver la chèvre non, plutôt pour aller bêler et brouter, ruminer pourquoi pas, avec...
A peine sortie de la dernière consultation chez l'allergologue qui m'a raconté donc, comment je devais donner des bib' de lait au ptit jaune qui va débarquer que je tombe sur un autrement autant sérieux article qui parle d'allaitement et d'asthme ... c'est LA ...
Vous me direz, en réalité en matière de choix pour mes enfants, cela fait quand même bien longtemps (pas assez à mon goût malheureusement) que je fais des choix un peu seule - je veux dire, sans toubib - en écoutant mon instinct de maman, ce qu'ils font rarement voire ne reconnaissent toujours pas - ainsi que le doudou du moment qui me passe des messages même en brâmant(ça fait bestial hein de dire ça au XXIème où quasi tout est médicalisé ou intellectualisé ?... ben non, l'allaitement par exemple pour moi, c'est quelque chose d'animal, ce qui n'en fait pas un truc inhumain, ce qui ne désanimalise pas ni ne déshumanise les mamans qui ne peuvent pas ou ne veulent pas allaiter, qui n'en fait pas de moins bonnes mamans ni tout ce fatras de raccourcis à la noix que je déteste). De toute façon, force est de constater qu'au fond, en matière d'allergies, d'asthme et cie, on en connaît pas beaucoup, du côté médical... ça tâtonne, ça cherchouille, ça testouille, ça pousse le bouchon encore plus loin que ne le fait Maurice, bref...
Après quelques nuits de parlementations avec ce dernier petit loup qui devrait pas tarder à débarquer (steuplé...) j'ai finalement décidé en mon for intérieur, mais également avec son papa, qu'en fait je ne me plierais pas au biberon quotidien de lait maternisé. 
A ceci deux raisons, purement égoïstes mais pas seulement, finalement... prem's je suis bien incapable d'être suffisamment disciplinée pour le faire, ce qui risquerait, à ce que j'ai compris si j'ai bien suivi toute la théorie élaborée par le doc anglais, de faire pire que rien. Deuz' je me sens suffisamment coupable des allergies de mes trois doudous, alors que j'ai tout fait en mon âme et conscience pour qu'ils soient "dans le meilleur état de santé possible" et ce dès leur naissance - alors si je donne ce bib là... et qu'au final, ce dernier doudou me déclare une méga allergie au lait, à défaut de pouvoir aller bombasser le dernier crétin à la mode dans le petit monde bien pourri des allergies, je vais me bouffer la rate pour le restant de mes jours...
DONC.
J'ai décidé que j'allaiterais ce petit tranquillement, sans bib' de complément (enfin je l'espère... en tout cas, pas dans le but d'induire une tolérance du lait - peut-être que cela fonctionne hein, mais je ne suis convaincue de RIEN en matière d'allergies, sinon que chaque "cas" est différent...). Que je l'allaiterais au moins pendant 6 mois si bon dieu lé, qu'il mangerait lorsqu'il nous ferait comprendre qu'il en a envie (ma grande reluquait la table grave dès 4 mois lorsque je lui donnais un bib' pendant les repas, alors qu'Adel et Malo se fichaient éperdument de ce qui se passait sur la nappe!).
Si l'on s'abreuve de lectures (ça n'est pas notre cas!) liées aux allergies, à l'asthme, on peut en tirer une théorie tous les 3 à 6 mois, parfois même elles se disent merde tiens... parfois souvent, même... c'est pourquoi je dis qu'on pourrait tous allègrement aller brouter dans le Larzac, ou bien chez Heidi, ça semble plus doux...

jeudi 7 juillet 2011

La vache et le nouveau né

https://www.facebook.com/pages/Ferme-de-la-petite-lande-Ariane-et-Emmanuel-Legrand/155816141141988
SEOUL une maman vache, comme moi.
Allezy don voir vite, c'est chouette !
Vous vous souvenez peut-être des dernières recommandations de notre super allergo côté introduction alimentaire de nos tout petits, régime alimentaire de la maman allaitant son bébé, régime de la maman atopique etc. c'était là.
Eh bien nous avons eu un nouveau rendez-vous et je dois dire que si la mémoire de notre allergo avait flanché côté "elle attend un enfant", mon bide absolument indécent était là pour le lui rappeler.
Après avoir fait le tour de mon petit Malo (je pourrai éventuellement traiter le sujet si ça vous intéresse un autre jour) nous en sommes donc venus à parler de celui qui n'est pas encore là et qui sautille comme un hippocampe magique dans mon bidon.
La THE grosse question je crois dans une famille d'atopique comme la nôtre, c'est : allaitement ou pas ou quoi ? La réponse chez nous est OUI. Ma conviction personnelle, si je ne l'ai pas déjà donnée, c'est que, si l'allaitement au final ne certifie rien, ne garantit rien contre les allergies, quand même c'est un bénéfice réel d'une manière générale pour ledit hippocampe. Ma décision, notre décision donc, avec son papa, c'est l'allaitement, un maximum de temps. Je réponds donc à notre allergo que voilà, c'est la décision que nous avons prise tout en précisant le nombre de mois d'allaitement pour chacun de mes enfants.
Là mon allergo toujours très concentré se racle la gorge et avec beaucoup de tact introduit dans la conversation les nouvelles découvertes dont je vous avais parlé (notamment la contamination en touchant les tout petits - LAVEZ-VOUS LES MAINS !!! et EXIGEZ la même chose des autres personnes - toute façon, comme dit ma sage-femme, celle qui m'accouchera - clin d'oeil tendre à Juju hihi - personne d'autre que les parents ne devraient toucher leurs bébés, en particulier à la mat. Bref). Jusque là je suis. Il me rappelle que ce monsieur est anglais, qu'il semblerait qu'il soit sur des pistes exceptionnelles qui se vérifient dans la pratique - allant jusqu'à faire manger l'autre salope d'arachide (pardon mais hein...) à de tout petits bébés pour induire la tolérance et puis d'autres choses qui sont aussi un peu dans la nébuleuse pour nous. Je dois dire au passage que ce que j'aime, aussi chez ce monsieur allergo, c'est sa manière de nous considérer comme des gens avec un cerveau, des émotions, des sentiments, des convictions et j'en passe... Ensuite il me parle de Malo, d'Adel, allergiques tous deux aux laits animaux. Tous deux exclusivement allaités pendant au moins 6 mois, réintroduction alimentaire après 6 mois, 8 pour Adel il me semble, qui refusait absolument tout et se jetait sur mes seins en grognant au final. 
Voici ce que ce monsieur anglais a découvert lors de ses multiples recherches et enquêtes : il semblerait que la "fenêtre de tolérance" du lait animal chez un nourrisson se situe dans le tout premier mois de sa vie. C'est simplement ENORME comme découverte si elle s'avère réellement applicable à tous nos petitous. Plusieurs informations à ce sujet :
- les enfants allaités exclusivement le sont souvent jusque l'âge de 3 ou 4 mois, période où la maman reprend son activité professionnelle. Il s'avère que cette période est une des plus critiques pour introduire le lait animal... ça commence bien...
- lorsque les bébés sont "complémentés" de tic et de toc, par-ci par-là avec du lait maternisé, l'effet qui s'ensuit est la sensibilisation de nos titounes, direct (merci les zinzins qui nous piquent nos bébés et pour les faire cesser de brailler leur balancent pendant notre semaine de maternité à notre insu des bib' hop nivuniconnu) et bonjour les erreurs que nous pouvons faire pour introduire le lait et les sevrer quand il ne faut pas (malgré nos titounes qui protestent énergiquement - je l'ai fait... bonjour...) 
- il semblerait au contraire qu'il faille opter pour un mix intelligent des deux, dans le cas de familles comme la nôtre. Ce monsieur préconise donc que nous donnions, en plus du bon lait de maman, un complément, toujours le même, de 20 à 40 ml de lait maternisé par jour et ce, dès la sortie de la maternité, poursuivre cela tous les jours jusqu'au sevrage - ou pas, peu importe. L'idée étant d'induire le fameux seuil de tolérance.
Visiblement il faut attendre beaucoup plus longtemps après peut-être, 8 mois je crois, pour tenter quoi que ce soit, mais en attendant il "aurait" (aura ?) le temps de se sensibiliser largement (notamment via nos bombasses de nichons qui lui balanceront des traces en veux-tu en voilà).
Voici donc la dernière en date.
Quand le docteur nous a raconté cela, il a bien vu qu'il s'adressait à une adepte du nichonnage intempestif et il était un peu embêté. Il m'a dit que si ma famille était la sienne, qu'il tenterait cela, vraiment, afin que ce bébé ne soit pas embêté. Franchement j'ai dit non au biberon. Non à cet outil. Mais en discutant avec son papa, sa grande soeur aussi - très au fait de toutes ces saloperies, et pour cause, allergique elle-même depuis peu... nous avons décidé de suivre ce conseil. J'avoue que j'y vais à reculons. Je me demande quel lait, de quelle manière (pour moi ce serait plutôt cuillère adaptée, pas biberon - non pas que je sois possessive ou monomaniaque de la miche, mais je n'ai pas envie de rater cet allaitement, pas plus que les autres). Et je pense à tous ces ennuis pratiques, techniques, d'hygiène de timing et cie, que je n'ai jamais eus grâce à mon 95B (Julie et touça, vous sortez !! mdr) : quand lui donner, comment, est-ce qu'il va comprendre, ne pas rejeter la cuillère etc. etc. vais-je tenir assez longtemps pfffff... (c'est nul les bib' de ce côté là purée... un sein ça demande pas grand chose bon sang)... la culpabilité et j'en passe.
J'ai posé la question à notre allergo : mais est-ce qu'il ne va pas réagir violemment s'il est allergique, est-ce qu'il ne va pas être malade, est-ce que ça ne va pas le rendre malade, comment je saurai ?... Il m'a regardée et m'a dit : "écoutez, vous êtes une maman expérimentée. Si votre bébé ne va pas bien, vous le verrez". On aurait pu croire à une réponse botte en touche vazy, mais je crois qu'il a raison, il exprime juste ce que nous sentons toutes : nous sommes les mieux placées pour savoir.
Voilà, je crois que nous allons tenter cette voie, même si, curieusement, ou pas d'ailleurs, cela me stresse énormément. Va falloir qu'on s'en cause bébé et moi lorsqu'il pointera son petit museau, qu'on règle ça d'homme à homme ! Enfin de petit d'homme à mère. J'utiliserai pour cela tiens, la "position magique" qu'on m'a enseignée en formation massage bébé (je pourrai vous en parler un jour). 
Et je vous raconterai, sans faute.
En attendant voilà, je vous ai livré un autre type d'information et comme pour tout ce qui circule ici, à vous de choisir, de peser, de voir, d'apprécier. 
En attendant, va falloir que je copine grave avec SEOUL, (la madame vache de la photo qui illustre cet article, qui habite à la Ferme de la Petite Lande - je vous invite à visiter le lien sous la photo). Là-bas, Ariane et Emmanuel proposent de la vente directe à la ferme agneaux, boeuf et miel, viande bio, donc super bon, super doux, super sympa chez eux et même que quand on pourra, nous, on ira les voir yes ! 
Bon un ptit secret : ils livrent aussi sur la région parisienne bande de petits veinards !!!


mardi 26 avril 2011

Ce qui ne nous tue pas nous rend-il plus fort ?... (les ptits médocs des grands maux de la grossesse et autres petites cochonneries pas claires...)



Ca fait longtemps que je rumine ce sujet... le vaste sujet hypocrite à souhait si l'on recueille les informations auprès des gens qui délivrent ces petites cochonneries au quotidien... 
Les médicaments administrés pendant la grossesse pourraient-ils amplifier voire provoquer les allergies? Meuuuuuh non ma bonne dame puisque c'est un mé-de-cin qui vous le prescrit (entendez à coup sûr un homme fiable, efficace, droit dans ses bottes, serment d'Hippocrate touça!!!). Non mais...
Pour le médecin homéopathe qui a suivi quelques temps Malo pourtant, la réponse est très claire : OUI. J'étais le troisième "cas" à venir dans son cabinet avec sur les genoux, un petit garçon poly allergique, asthmatique et couvert (oui oui...) d'eczéma. 
Je lis aujourd'hui par exemple avec effroi que le Salbu***trucamol a fait l'objet d'une mise en garde de la part de son labo soi-même siouplé sur les dangers "éventuels" cardiaques et autres pour la mère et son bébé... j'apprends tiens tiens tiens que le Kena***truc injectable, prescrit lorsqu'on est allergique n'est plus guère délivré... et dans la foulée, j'ajouterai que la Ventogrenal****line et le Salbu***trucamol sont la même chose, chou vert et vert chou...
Les noms de ces saletés ont un peu été rognées pour leur permettre de garder l'anonymat vous le comprendrez aisément... ainsi ils pourront poursuivre tranquillement leur petit programme destructeur à l'envi.
Alors voilà... l'histoire très banale de la première saison de Malo... une grossesse hyper stressante à souhait, pleine de pollens et de contractions, résultats : dans l'ordre à peu près, l'injection pour contrer l'effet des pollens, à environ 6 mois de grossesse pas tout à fait (en pleine période printanière explosive...) l'administration régulière de l'aérosol (entre 4 et 9 mois), en particulier les soirs mais aussi lors d'angoisses intenses dues au contexte dur - et puis oui l'asthme c'est bien connu a aussi des facteurs déclenchants tels l'émotion. Une grosse frayeur qui a provoqué des contractions qui ne sont plus jamais reparties et qui ont donc euh... nécessité ?? imposé ??? enfin bref, abouti à l'administration in fine (vers 8 mois) et afin d'éviter un accouchement prématuré, du fameux vert chou de l'aérosol... d'abord en suppositoires, puis, en perfusions à deux reprises. Programme fort sympathique.
Si vous faites le calcul côté quota de cortisone alors je vous vois frissonner.
Moi je dis et je répète (je ne fais que dire ce que j'ai lu mais comme je suis flemmarde, que je n'ai pas envie non plus de jouer les Don Quichotte, je ne ferai pas plus d'investigations et je ne donnerai pas de liens - souvent des témoignage de mamans sur des sites à droite à gauche, vous irez voir tout seuls) : la cortisone, ce serait comme le pinard : à consommer avec (grande) modération !! A ceci près qu'il n'y a qu'une cuvée, pas de grand cru etc.
Par ailleurs... j'apprends de la bouche d'un médecin que ce médicament anti contractions est interdit dans la majeure partie des pays d'Europe du Nord parce que réputé dangereux et inutile... alors que j'étais au plus mal avec cette molécule : tachycardie impressionnante, vertiges, sueurs froides, délire (euh franchement, je ne devrais pas dire ça, mais quand même je le dis : un vieux pétard aurait eu le même effet sur le moment, y compris sur les contractions - c'est-à-dire les éléphants roses ou plutôt mauves dégoulinants, l'impression de fièvre jaune et celle d'être aux abords du Styx, également, mais sans passeur...)
Conclusion : je ne crois pas que ces médicaments aient été sans effets sur mon fils. Malo est né bleu et comment dire, souffrant(ok ça arrive je suis d'accord - mais nous les mamans on n'est pas complètement totoches, on sait quand nos enfants vont mal : il allait très mal). Il a commencé à hurler son mal de ventre dès la maternité. Mais aux yeux des sage-femmes présentes dans cette maternité, c'était "un-petit-malin-qui-savait-déjà-y-faire-avec-sa-maman". Le méconium, cet espèce de pétrole cacateux qu'on dit terroriser les mamans outre mesure et qui ne m'a jamais terrorisée moi - SAUF pour Malo qui avait des douleurs abdominales visiblement horriblement cruelles - a duré jusqu'à plus de 10 jours après sa naissance, toujours évacué dans la douleur. Et j'en passe. 
La suite, vous la connaissez. Moi aussi.
Je ne revendique pas détenir la vérité concernant ces médicaments : je parle avec des mamans autour de moi qui ont également absorbé ces derniers... qui ont un terrain comme moi certes, mais qui donnent naissance à des enfants malades... Malade je le suis aussi, d'avoir ingurgité autant de saletés parce que tel est mon sentiment.
J'étais très mal après avoir eu les premières doses sous la forme de suppositoires. J'ai décidé d'arrêter ce traitement, encouragée par un médecin qui s'insurgeait contre cette pratique contestable et contestée... pour me retrouver attachée à cette pompe à poison quelques jours après à la maternité, enchevêtrée à ce truc infâme... pour finalement avoir un accouchement déclenché mais ça c'est ENCORE un autre débat...
Je doute depuis des années et voilà que je découvre dans le même temps des mamans dans mon cas, le fait que le laboratoire indique que le médicament censé arrêté les contractions peut être dangereux pendant la grossesse (je rappelle qu'il s'agit de la même molécule que l'aérosol, autant dire que Malo, mais d'autres peut-être aussi, ont été exposés à fortes doses à cette molécule). Voilà que tout à coup tout se croise et je crains que l'origine de la maladie si développée chez Malo soit aussi là, au moins autant que le "terrain" familial...
Ajoutons à cela que le stress empêche le bon développement du système immunitaire du foetus... ajoutons enfin pour m'achever (nous achever ?) quelques notions fondamentales de médecine chinoise et voici une bombe placée en grand secret dans mon ventre, alimentant mon petit bonhomme...
Ajoutons à cela qu'aujourd'hui, un des principaux traitements de crise de ce petit homme... c'est cette salope de molécule. Voilà, je l'ai dit... avec une tristesse et un dégoût profonds.
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