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jeudi 7 juillet 2011

La vache et le nouveau né

https://www.facebook.com/pages/Ferme-de-la-petite-lande-Ariane-et-Emmanuel-Legrand/155816141141988
SEOUL une maman vache, comme moi.
Allezy don voir vite, c'est chouette !
Vous vous souvenez peut-être des dernières recommandations de notre super allergo côté introduction alimentaire de nos tout petits, régime alimentaire de la maman allaitant son bébé, régime de la maman atopique etc. c'était là.
Eh bien nous avons eu un nouveau rendez-vous et je dois dire que si la mémoire de notre allergo avait flanché côté "elle attend un enfant", mon bide absolument indécent était là pour le lui rappeler.
Après avoir fait le tour de mon petit Malo (je pourrai éventuellement traiter le sujet si ça vous intéresse un autre jour) nous en sommes donc venus à parler de celui qui n'est pas encore là et qui sautille comme un hippocampe magique dans mon bidon.
La THE grosse question je crois dans une famille d'atopique comme la nôtre, c'est : allaitement ou pas ou quoi ? La réponse chez nous est OUI. Ma conviction personnelle, si je ne l'ai pas déjà donnée, c'est que, si l'allaitement au final ne certifie rien, ne garantit rien contre les allergies, quand même c'est un bénéfice réel d'une manière générale pour ledit hippocampe. Ma décision, notre décision donc, avec son papa, c'est l'allaitement, un maximum de temps. Je réponds donc à notre allergo que voilà, c'est la décision que nous avons prise tout en précisant le nombre de mois d'allaitement pour chacun de mes enfants.
Là mon allergo toujours très concentré se racle la gorge et avec beaucoup de tact introduit dans la conversation les nouvelles découvertes dont je vous avais parlé (notamment la contamination en touchant les tout petits - LAVEZ-VOUS LES MAINS !!! et EXIGEZ la même chose des autres personnes - toute façon, comme dit ma sage-femme, celle qui m'accouchera - clin d'oeil tendre à Juju hihi - personne d'autre que les parents ne devraient toucher leurs bébés, en particulier à la mat. Bref). Jusque là je suis. Il me rappelle que ce monsieur est anglais, qu'il semblerait qu'il soit sur des pistes exceptionnelles qui se vérifient dans la pratique - allant jusqu'à faire manger l'autre salope d'arachide (pardon mais hein...) à de tout petits bébés pour induire la tolérance et puis d'autres choses qui sont aussi un peu dans la nébuleuse pour nous. Je dois dire au passage que ce que j'aime, aussi chez ce monsieur allergo, c'est sa manière de nous considérer comme des gens avec un cerveau, des émotions, des sentiments, des convictions et j'en passe... Ensuite il me parle de Malo, d'Adel, allergiques tous deux aux laits animaux. Tous deux exclusivement allaités pendant au moins 6 mois, réintroduction alimentaire après 6 mois, 8 pour Adel il me semble, qui refusait absolument tout et se jetait sur mes seins en grognant au final. 
Voici ce que ce monsieur anglais a découvert lors de ses multiples recherches et enquêtes : il semblerait que la "fenêtre de tolérance" du lait animal chez un nourrisson se situe dans le tout premier mois de sa vie. C'est simplement ENORME comme découverte si elle s'avère réellement applicable à tous nos petitous. Plusieurs informations à ce sujet :
- les enfants allaités exclusivement le sont souvent jusque l'âge de 3 ou 4 mois, période où la maman reprend son activité professionnelle. Il s'avère que cette période est une des plus critiques pour introduire le lait animal... ça commence bien...
- lorsque les bébés sont "complémentés" de tic et de toc, par-ci par-là avec du lait maternisé, l'effet qui s'ensuit est la sensibilisation de nos titounes, direct (merci les zinzins qui nous piquent nos bébés et pour les faire cesser de brailler leur balancent pendant notre semaine de maternité à notre insu des bib' hop nivuniconnu) et bonjour les erreurs que nous pouvons faire pour introduire le lait et les sevrer quand il ne faut pas (malgré nos titounes qui protestent énergiquement - je l'ai fait... bonjour...) 
- il semblerait au contraire qu'il faille opter pour un mix intelligent des deux, dans le cas de familles comme la nôtre. Ce monsieur préconise donc que nous donnions, en plus du bon lait de maman, un complément, toujours le même, de 20 à 40 ml de lait maternisé par jour et ce, dès la sortie de la maternité, poursuivre cela tous les jours jusqu'au sevrage - ou pas, peu importe. L'idée étant d'induire le fameux seuil de tolérance.
Visiblement il faut attendre beaucoup plus longtemps après peut-être, 8 mois je crois, pour tenter quoi que ce soit, mais en attendant il "aurait" (aura ?) le temps de se sensibiliser largement (notamment via nos bombasses de nichons qui lui balanceront des traces en veux-tu en voilà).
Voici donc la dernière en date.
Quand le docteur nous a raconté cela, il a bien vu qu'il s'adressait à une adepte du nichonnage intempestif et il était un peu embêté. Il m'a dit que si ma famille était la sienne, qu'il tenterait cela, vraiment, afin que ce bébé ne soit pas embêté. Franchement j'ai dit non au biberon. Non à cet outil. Mais en discutant avec son papa, sa grande soeur aussi - très au fait de toutes ces saloperies, et pour cause, allergique elle-même depuis peu... nous avons décidé de suivre ce conseil. J'avoue que j'y vais à reculons. Je me demande quel lait, de quelle manière (pour moi ce serait plutôt cuillère adaptée, pas biberon - non pas que je sois possessive ou monomaniaque de la miche, mais je n'ai pas envie de rater cet allaitement, pas plus que les autres). Et je pense à tous ces ennuis pratiques, techniques, d'hygiène de timing et cie, que je n'ai jamais eus grâce à mon 95B (Julie et touça, vous sortez !! mdr) : quand lui donner, comment, est-ce qu'il va comprendre, ne pas rejeter la cuillère etc. etc. vais-je tenir assez longtemps pfffff... (c'est nul les bib' de ce côté là purée... un sein ça demande pas grand chose bon sang)... la culpabilité et j'en passe.
J'ai posé la question à notre allergo : mais est-ce qu'il ne va pas réagir violemment s'il est allergique, est-ce qu'il ne va pas être malade, est-ce que ça ne va pas le rendre malade, comment je saurai ?... Il m'a regardée et m'a dit : "écoutez, vous êtes une maman expérimentée. Si votre bébé ne va pas bien, vous le verrez". On aurait pu croire à une réponse botte en touche vazy, mais je crois qu'il a raison, il exprime juste ce que nous sentons toutes : nous sommes les mieux placées pour savoir.
Voilà, je crois que nous allons tenter cette voie, même si, curieusement, ou pas d'ailleurs, cela me stresse énormément. Va falloir qu'on s'en cause bébé et moi lorsqu'il pointera son petit museau, qu'on règle ça d'homme à homme ! Enfin de petit d'homme à mère. J'utiliserai pour cela tiens, la "position magique" qu'on m'a enseignée en formation massage bébé (je pourrai vous en parler un jour). 
Et je vous raconterai, sans faute.
En attendant voilà, je vous ai livré un autre type d'information et comme pour tout ce qui circule ici, à vous de choisir, de peser, de voir, d'apprécier. 
En attendant, va falloir que je copine grave avec SEOUL, (la madame vache de la photo qui illustre cet article, qui habite à la Ferme de la Petite Lande - je vous invite à visiter le lien sous la photo). Là-bas, Ariane et Emmanuel proposent de la vente directe à la ferme agneaux, boeuf et miel, viande bio, donc super bon, super doux, super sympa chez eux et même que quand on pourra, nous, on ira les voir yes ! 
Bon un ptit secret : ils livrent aussi sur la région parisienne bande de petits veinards !!!


jeudi 9 juin 2011

Accompagnement psychologique des familles d'enfants allergiques : la grande vadrouille (sans filet)

Tout de même on ne pouvait pas laisser passer tous ces événements au hérisson sans réagir, tout ça au milieu de discours totalement démagos et écoeurants, de pseudo réflexions sur le handicap mâtinés d'accents électoraux qui nous font vomir bref...
Après la saison morne de l'hiver, le printemps qui revient annonce le débarquement des diverses expériences, essais, tentatives : réintroduction, tests de provocation et j'en passe...
Chez nous, dans notre maison, avec notre petit cobaye ambulant qui fait se pâmer d'envie nombre d'allergologues dans la vague expérimentale, nous refusons cela. Tout bonnement. Nous avons la chance d'avoir trouvé un pédiatre allergologue qui se fiche bien de lui faire gober 3 cacahuètes d'un coup, qui se demande judicieusement par quoi l'on pourrait commencer si l'on devait commencer, ce que nous mangeons, comment nous le mangeons, ses goûts alimentaires... respect.
Ca n'empêche pas non plus le respect justement, l'admiration que nous avons pour tous ces parents qui vont dans le sens de leurs médecins et qui tentent de faire un pied de nez à la maladie, pour aider leurs enfants à avancer dans cette société où l'exclusion est un fossé à peine paré.
Certaines pratiques sont "hospitalières" : l'enfant est placé sous surveillance médicale, tout se passe à l'hôpital, sous contrôle. Soit. C'est plus sécurisant, même s'il n'empêche que la démarche peut laisser des traces sévères aux enfants autant qu'aux parents. Mais cette pratique a au moins le mérite de ne pas laisser les parents seuls. Parce que parfois, c'est plus rock'n roll et les parents se débrouillent seuls, à la maison, avec un protocole balancé hop!... et c'est là que les choses se corsent plus encore... je n'ose même pas avancer un commentaire quelconque sur cette pratique barbare consistant finalement à rendre les parents acteurs et seuls, responsables et seuls, et mettre leurs enfants en danger bref ... je ne comprends pas ces médecins ! d'autant que personne ne peut prédire exactement pour qui que ce soit, l'évolution de ces maladies ! et tous connaissent les limites de leurs "sciences" (suffit de voir combien de fois par an on doit changer son fusil d'épaule dans la prise en charge des allergies... suffit de lire de la main même des allergologues que... conclusion de la réintroduction ben euh... et si c'était juste "le bon moment", le "hasard" et j'en passe...). Bref c'est un autre sujet mais bien plus grave encore. Et pis ayé, j'ai avancé un commentaire oups. Loin de moi l'idée de blâmer les parents surtout pas... je suis en rogne contre les professionnels qui nous laissent tout seuls dans la nature - mais ça doit être un rituel chez certains... on retrouve le même travers à l'annonce de la maladie : ben voilà c'est comme ci et comme ça, au revoir madamemonsieur, le bonjour chez vous !
Combien de temps faudra-t-il bramer que ces maladies nous pèsent, nous font du mal, à nous, les parents, bien après les enfants certes, en particulier lorsque les réactions violentes viennent ponctuer ces essais ! mais enfin tout de même !
Quelle mère n'est pas écorchée de voir son enfant se tordre de douleur pour les besoins de la cause ? Combien de temps, combien de cauchemars et comment passer de l'ennemi n°1 à allonzy gaiement dans la cacahuète comme ça, subitement ?
On nous parle école de l'atopie ok (d'ailleurs, perso, curieusement, nous n'y avons jamais mis les pieds, jamais invités, même dans les top labos), on nous balance des : "madâme, il semblerait que vous ne supportiez pas la maladie de votre enfant... vous devriez peut-être consulter...". Ok soit, mais alors allons-y !! Ne laissons pas les parents gérer ces fardeaux tout seuls. Où sont les psychologues ? Où est l'écoute attentive de cela, de cette souffrance, de cette solitude, de cette trouille viscérale, de ce passage de l'interdit parce que mortel au tout permis ou presque ? Qui réfléchit là-dessus ? Qui prend en charge les familles qui font ce grand saut dans le vide ? Qui gère la culpabilité lorsque l'échec est cinglant avec un petit souffrant, en plus, qui ?... Pourquoi ne propose-t-on pas systématiquement un accompagnement psychologique des familles ? Ca me fiche en rogne et mes pensées vont vers tous ces parents qui vivent cela, le supportent en silence et font avec, au quotidien.
Ces exemples ne sont sans doute pas le reflet de l'ensemble des parents, mais on peut douter que ces démarches se font sourire aux lèvres, fleur au bec, même si c'est l'espoir qui nous porte. Je n'y crois pas.

lundi 14 juin 2010

ALLAITEMENT ET ALLERGIES ACTE II (ou III ? p'têt IV...)



J'aurais (on aurait) aimé titrer : MDR!!!!!!!

Parce qu'on a ri par devers nous là tout à l'heure avec Hugues.
Parce qu'on vient de lire un compte-rendu du dernier congrès de l'Académie Européenne d'Allergie et d'Immunologie Clinique qui s'est déroulé tout récemment à Londres et qui a évoqué tenez-vous bien, l'ALLAITEMENT !

Chez nous après le sein, c'est lait de riz...
Alors pour ceux qui n'auraient pas le petit hérisson comme livre de chevet pour s'endormir le soir (la honte sur vous), je vous rappelle que NOUS NOUS SOMMES BATTUS COMME DES LIONS POUR POUVOIR ALLAITER NOTRE TOUPTIT A LA MAT (enfin surtout moi jveux dire techniquement parlant ;)))

Eh oui souvenez-vous pour les lecteurs assidus, deux jours après sa naissance, nous recevions la visite de la pédiatre qui, découvrant avec stupeur l'état de Malo alors couvert d'eczéma, levant les bras au ciel me supplia puis m'ordonna quasiment d'arrêter d'allaiter ADEL.
Sous nos yeux ébahis je dois dire...
Avec la promesse de revenir le lendemain ou le jour d'après, nous rapporter (eh oui, à chacun sa gazette) les dernières études sur l'allaitement chez les atopiques (éh ! salut les atopiques ! après les batraciens, les amphibiens, les trucs en ien en ique en ion et tout le toutim, nous y voilà, c'est nous les ATOPIQUES !).
En attendant bien sûr, je devais réfléchir très sérieusement à remballer les deux bombes atomiques que j'avais dans mon 95D (hinhinhin... ben si hein, D !) et à les remplacer ILLICO PRESTO par deux trucs synthétiques. Au passage je n'ai rien contre le lait maternisé mais il se trouve que ça n'était pas mon choix, dès le départ.

Bref, la même pédiatre revient très essoufflée les jours suivants pour me confirmer que ouille aïe aïe attention, elle cède ok à mon ptit caprice de mammifère mais qu'il ne doit pas durer plus de 4 mois sans quoi BAM ! c'est allergies garanties pour le petit asticot qui s'en tamponne royal à ce moment de ses blablas et qui se remplit le bidon à la nitro sous mon tee-shirt Mickey.

Adel a été allaité 14 mois ! Sans eczéma, sans rien. Avec juste de l'amour, un ptit régime parce qu'il ne supportait pas que je consomme des produits laitiers ni trop de fruits crus etc. bref, 14 MOIS !!

Aujourd'hui après ce congrès, les médecins se congratulent d'être contents.
Ils viennent de décider, études à l'appui (tenez vous bien) qu'il faut allaiter un enfants pendant PLUS DE 4 MOIS si l'on veut tenter de leur fournir les meilleures armes possibles contre l'allergie (je simplifie).

Si vous voulez tout ce qui s'est dit sur l'allaitement et la prévention des allergies in utero c'est sur le site allergique.org !

Bon je me marre mais je ne me moque pas.
Je suis simplement heureuse de m'être battue (ben oui, ne pas écouter un médecin c'est de la rébellion !!) pour allaiter ADEL, quand je vois ce que je vois, que je lis ce que je lis et que j'entends ce que j'entends, je me dis que la devise des mamans du site Reflux Interne et Allergie dont nous avons parlé en souhaitant la bienvenue à Lutin Malin est réellement d'actualité...

La recherche avance à à tâtons mais aussi à grand coup de sentences parfois incroyables. Et ça en revanche ça me fait moins rire.

jeudi 4 février 2010

La honte sur nous !




Voilà qu'on se précipite à droite à gauche et puis ailleurs, qu'on se disperse etc. etc., qu'on bouquine des revues scientifiques et d'autres moins et on en oublie l'essentiel dans tout ça : on avait préparé une belle idée d'article et puis hop ! elle est passée aux oubliettes et hop, je viens de la saisir au vol avant le grand sommeil.

le 19 janvier je crois, c'était le petit déjeuner à l'école de Malo. Ben oui, dans le cadre des déchets (cherchez pas). Alors dans le cadre de la lutte contre les déchets tout ça, ils ont décidé de faire un petit déjeuner tous ensemble au petit matin (notez à l'aurore - ici ils se lèvent trèèèèèèèès tôt - c'est parfois un peu dur pour les citadins que nous sommes finalement un peu toujours) dans la salle de cantine.

Lorsque nous avons appris cette alléchante nouvelle (si on fait abstraction des déchets - vous suivez ?) nous avons tout de suite pensé mais c'est mais oui mais bien sûr aux... ben oui, aux BENTOS !

Je ne vais pas vous refaire la leçon (promiscuité gustative, danger permanent et consorts) mais vous imaginez bien que cette nouvelle aventure nous émoussait et en même temps nous fichait un peu la trouille.

Nous avons donc décidé de TOUT préparer pour Malo. Les maîtresses ne sont pas prêtes à faire sans nous de ce côté là et moi je les en remercie vivement : je préfère qu'elles se fient à nous, rien qu'à nous, plutôt qu'au bon sens qui n'a pas grand chose à faire dans ces histoires-là malheureusement, ce serait trop simple...

Nous avons donc concocté un petit déjeuner pour Malo et même pour les autres enfants en préparant des crêpes pour tout le monde ! C'était la fête ! Avec de la confiture, de la moutocolat (on en a déjà parlé dans le gâteau raté...) du sucre et touti et quanti.

On vous laisse apprécier avec la belle photographie...

Et merci TOTORO !

C'est bien ce genre d'initiative. Nous on voudrait bien la pousser jusqu'au bout : pour une fois, faire l'inverse, que Malo puisse tout manger et qu'il invite ses petits copains à goûter tout. Mais ça... c'est pour une autre fois...

Allez, bonne dégustation. Attention : on touche AVEC LES YEUX !


Anne et Hugues aussi

mardi 29 décembre 2009

La grande bouffe ACTE I

Bon d'accord on n'est pas des stars de la photographie gastronomique, on se rachètera plus tard. C'était juste pour donner une idée de ce qu'on a pu manger le soir de Noël grâce à Papy qui a fait bien mieux que Ducros, parce que lui au moins, avec que des produits frais (voire bio... ben oui, le bio ça n'est pas que de l'intox, suffit d'être averti!), sans cochonneries dedans, rien que du frais...

Alors voici pour les amuse-bouches...

1 2 3

1 petites verrines composées de purées de légumes, 2 des cuillères à l'avocat et enfin, 3 des petits canapés avec le pain de papy et les rillettes Bordeaux machin parce que ce sont les seules à ne pas mettre de sales trucs dedans pour Malo...on doit avoir les mêmes valeurs, sans doute (au passage, on en profite également!).

En fait, contourner les allergies ça n'est pas seulement dénicher des aliments incroyables, insensés voire immangeables... dégueu quoi ! (sisisi, on a déjà essayé...), il faut beaucoup de mise en scène, tout simplement.

Donc, pour mémoire, Malo est allergique au blé, lait, oeufs, arachides, fruits à coque, moutarde, soja. Voici son
MENU DE NOEL...

Amuse-bouches de papy avec rien que du bon-pour-moi
basés sur les légumes en particulier (avocat, carottes, concombres, olives) et le pain de papy (avec la farine Schär, en vente euh... pas partout !!! il a fallu que papy fasse 120 km la veille pour en trouver ! SUPER PAPY !!!)

Accras de morue de papy
avec la farine Schär aussi (UN DELICE !!)

Petits légumes : asperges, coeurs de palmiers, salade
(eh oui, grâce aux graines germées, Malo mange de la salade maintenant, super question minéraux)

Escargots au beurre-de-Malo
(une margarine entièrement végétale achetée dans les magasins bio - merci les végétaliens et les végétariens !!)

Huîtres
(cette année, il s'y met aussi notre loulou aux huîtres... je vous raconte pas comment il les mange... si vous voulez un article gore, on peut en faire un mais pas là siouplé...)

Gambas grillées au feu de bois
(on est très fruits de mer dans la famille... en plus c'est bon pour la santé).

Et... voilà !!! Il était bien repu notre Malo. Et nous aussi (nous avons mangé quasiment tous la même chose - bon sauf ceux pour qui fruits de mer = beurk et re beurk ON EST FIN PRETS POUR LE DEMENAGEMENT A LA MEEEEEEEER !!!!!)

Au passage : nous testons parfois des aliments "en direct" avec Malo. Lorsqu'il fait une réaction allergique, en général, il fait un oedème (ouais on rigole pas toujours ici...) qui commence par les lèvres. Donc lorsque nous voulons (extrêmement rare) lui faire goûter quelque chose, nous déposons une minuscule goutte de l'aliment sur l'intérieur de sa lèvre inférieure en lui disant bien de ne pas avaler. Nous attendons quelques minutes (au moins 5). Puis nous lui demandons d'avaler la minuscule goutte. S'il ne se passe rien, alors nous y allons ! (sachant que nous n'avons pas ce genre de pratique avec n'importe quoi hein !!! Par exemple toute la famille des noix c'est N I E T !). Si après avoir avalé, il toussote, même à peine, alors nous faisons marche arrière, c'est trop risqué. Et nous avons toujours à portée de main la trousse d'urgence, au cas où... mais ceci est une autre histoire.

Allez, la prochaine, on vous raconte notre Nouvel An en amoureux (on a une vision très large de l'expression... arapèdes obligent...), avec notre menu toujours ajusté. On va bentoter pour Nouvel An !!

Ah oui parce qu'on n'a rien dit, mais le Père Noël nous a apporté tout ce qu'il faut pour des bentos ! mais ça aussi c'est une autre histoire et on en a déjà parlé.

D'ailleurs depuis, Malo mange dans sa boîte à Bento Totoro TOUS LES JOURS!

Anne

samedi 14 novembre 2009

Grippe A, sur oeufs'n co : on fait quoi?...

ben nous, rien... On n'en est pas fiers, on ne le revendique pas non plus, on ne le brame pas partout. Mais voilà, c'est comme ça.

On ne vaccine pas Malo, il est allergique à l'oeuf. On n'a pas pris la décision seuls, c'est son pédiatre pneumologue qui nous a dit NON formellement (lui qui croit vraiment à l'intérêt de ce vaccin, puisqu'il nous a conseillé de le faire pour le reste de la famille).
Et même si on nous promet que les réactions ne seraient pas nombreuses, parce que les méchantes traces d'oeuf ne peuvent pas créer de réactions anaphylactiques, parce qu'elles ne sont pas assez costauds pour que nos petits allergiques soient VRAIMENT TRES MAL.

Je n'adhère pas aux protocoles de réintroduction même si je respecte profondément ceux qui s'y engagent. Chacun gère comme il peut.
C'est beaucoup de risques pour des résultats que j'ai du mal à estimer.
Les allergologues et les convaincus diraient le contraire mais voilà justement c'est une question de (mesure) du risque et c'est ce qui nous différencie.

En vérité j'ai du mal à imaginer qu'après avoir risqué de perdre son enfant une voire plusieurs fois, on puisse s'engager dans des protocoles (quoi qu'ils en disent) plus ou moins sécurisés... comment mesurer REELLEMENT le type de réaction? Comment savoir si on est proche du choc, au bord de la crise d'asthme, en lisière de crise d'urticaire? Qui peut dire?
Hier Malo mangeait du KIRI, comme tous les enfants.
Aujourd'hui une goutte de yaourt sur le bord des lèvres le laisse pâle et toussant, les muqueuses à vif.... et demain?

Je revois Malo en réa.
Je m'en souviens pour toujours.

La grippe A se répand dans la presse et partout comme du pétrole rampant sur la mer.

On vit avec une peur permanente avec un enfant très allergique. Ca fait partie de nous, ça ne nous appartient même plus. On vit en sourdine jusqu'au prochain "accident", en scrutant en permanence tous les horizons pour lui, en faisant le tour le mieux possible de tout, en essayant d'atteindre le risque zéro qui est lui, inaccessible. Avec l'espoir pas trop crié qu'un jour ça partira, que le corps de cet enfant sera moins fébrile, moins sur la défensive, moins à vif, moins douloureux. Et nous avec.

Alors cette grippe A qu'on stigmatise ou pas je me fiche de ce débat sans trop de naïveté, c'est juste une horreur de plus dans la jungle de la vie quotidienne.
Sans vaccin ça ressemble à "nu dans la jungle". Et avec, je ne sais pas, je n'ai pas envie d'y penser.

Je consulte les sites du Québec consacrés aux allergies, notamment celui de Marie-Josée BETTEZ et je préférerais vivre dans sa jungle à elle que dans la nôtre... Ils sont également largement en avance pour ce qui concerne le protocole de vaccination des enfants, et des enfants allergiques à l'oeuf.

Bref.

J'ai envie de dire : vivement le printemps. Elle sera peut-être loin cette saleté de grippe.
Et pourtant j'aime le manteau de neige ici, les vallées piquetées, le silence, le paysage feutré... mais voilà, cette maladie aussi nous projette dans une course parce qu'on espère toujours que "ça va passer" et on accélère toutes les choses, l'ici et maintenant devient difficile à partager, à asseoir, dans l'anticipation permanente et l'espoir.

N'empêche je pense aussi à ceux qui ne sont pas "à risque" et qui sont terrassés par la grippe sans crier gare...

Anne



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